Votre premier reptile commence par les bonnes questions

Accueillir son premier reptile est une aventure passionnante, mais qui demande un minimum de préparation.

Quelle espèce choisir ? Quel budget prévoir ? Quel terrarium installer ? Comment le nourrir ?

Pas besoin de tout connaître avant de commencer. L’important est de comprendre les besoins de l’animal que vous souhaitez accueillir et de préparer son arrivée dans de bonnes conditions.

Guide

Avant de choisir l'animal

Manipulation

Ai-je envie de manipuler mon reptile ?

Tous les reptiles ne réagissent pas de la même manière aux manipulations. Certaines espèces les tolèrent relativement bien, tandis que d’autres sont davantage faites pour être observées.

Avant de choisir, demandez-vous quelle relation vous souhaitez avoir avec votre animal : l’observer, le manipuler occasionnellement ou pouvoir interagir plus régulièrement avec lui.

Rythme de vie

Quand ai-je envie
de l’observer ?

Diurne, nocturne ou plutôt actif au crépuscule : chaque reptile possède son propre rythme de vie.

Si vous souhaitez profiter de son activité en journée ou, au contraire, l’observer principalement le soir, ce critère peut fortement orienter le choix de votre future espèce.

Alimentation

Suis-je à l’aise avec son alimentation ?

Grillons, blattes, vers, rongeurs, végétaux… Les régimes alimentaires sont très différents d’une espèce à l’autre et peuvent parfois surprendre lorsqu’on débute.

Posez-vous la question avant l’adoption : êtes-vous prêt à stocker, manipuler et distribuer régulièrement l’alimentation dont votre reptile aura besoin ?

Espace dispo

Quelle place puis-je lui consacrer ?

Un petit animal ne signifie pas forcément un petit terrarium. Les dimensions et l’aménagement nécessaires dépendent de l’espèce, de sa taille adulte et de son mode de vie.

Réfléchissez dès le départ à l’espace que vous pouvez réellement consacrer à son installation, aujourd’hui comme une fois adulte.

Le meilleur reptile pour débuter n’est pas forcément le plus simple :
c’est celui dont les besoins sont compatibles avec votre quotidien.

Choisir son premier reptile

Il n’existe pas une seule espèce idéale pour débuter. Le bon choix dépend avant tout de vos attentes, de l’espace dont vous disposez, du temps que vous pouvez consacrer à votre animal et de votre aisance avec son alimentation.

Certaines espèces sont néanmoins plus accessibles que d’autres pour une première expérience. Le plus important reste de choisir un reptile dont vous pourrez respecter les besoins sur le long terme, une fois adulte comme au premier jour.

Oui. Comme tout animal, un reptile peut mordre s’il se sent menacé, stressé ou manipulé de manière inadaptée.

Le risque et les conséquences sont cependant très variables selon les espèces. Apprendre à observer le comportement de son animal, respecter ses réactions et adopter les bons gestes permet de limiter fortement les situations à risque.

Nous comprenons à 100% mais dans la vaste majorité des cas, les morsures sont sans conséquences.

Les animaux venimeux sont interdits, de même que ceux qui dépassent 3 mètres chez les serpents constricteurs et les lézards de plus d’un mètre ( à de rares exceptions).

Un chien ou un chat fera toujours des dégâts plus importants que les reptiles, de plus, apprendre à lire la communication non verbale de ces animaux est simple pour qui est un minimum observateur; ce qui permettra de comprendre l’état d’esprit de l’animal au moment où on veut aller interagir avec lui et donc réagir en conséquence.

Il n’y a pas d’âge, les enfants peuvent très bien commencer avec des cloportes ou des mille pattes ou encore un gecko léopard ou gecko à crête, éventuellement un serpent des blés ou un python royal, ces animaux sont parfaits pour débuter car ils tolèrent assez facilement les erreurs du débutant.

Si les aquariums permettent assez facilement d’associer des poissons des 4 coins du globe, les terrariums sont assez différents.
Les reptiles sont plutôt solitaires dans la nature, et donc être forcé de vivre avec un autre animal peut être une source de stress.
Bien sûr, bien pensé, la cohabitation est possible dans beaucoup de cas mais on ne vas pas associer n’importe qui n’importe comment.

Souvent, deux serpents de même espèces et de même taille s’accordent assez bien, on veillera juste à en retirer un du terrarium pour qu’ils mangent séparément.

Associer mâles et femelles fonctionne mais attention aux reproductions surprises et non souhaitées, il faudra plutôt associer deux sexes identiques pour éviter de se retrouver embarrassé.

Côté Lézards, la territorialité est bien plus évidente, deux mâles de beaucoup d’espèces de lézards finiront par des conflits, il sera préférable de bien se renseigner sur l’espèce avant de décider de les maintenir à plusieurs.

Enfin la cohabitation inter espèces est tentante mais attention, les besoins de chaleur et humidité sont parfois très différents la nourriture également. Nous préférons déconseiller cela lorsque l’on débute.

Préparer son arrivée

La taille du terrarium dépend de l’espèce choisie, mais aussi de sa taille adulte et de son mode de vie. Une espèce arboricole n’aura pas les mêmes besoins qu’une espèce principalement terrestre.

Il est donc important de choisir son installation en fonction des besoins réels de l’animal et pas uniquement de sa taille au moment de l’achat.

Le terrarium fait partie intégrante du choix de votre reptile : pensez-y avant son arrivée.

Ce n’est pas forcément recommandé sauf si tu sais déjà bien ce que tu fais.
Un terrarium n’a pas besoin de « tourner à vide » comme un aquarium pour se cycler (sauf pour les terrarium dits bioactifs).

On peut donc en théorie rentrer chez soit avec tout le matériel et tout installer le jour même mais attention si une erreur de puissance de chauffage ou de matériel inadapté et c’est ton animal qui va devoir attendre que tu retournes changer le matériel défectueux ou inadapté.
Dans les meilleurs des cas, on va d’abord installer tout le matériel et voir qu’il fonctionne correctement et que les paramètres sont atteints pour ensuite libérer l’animal dans sa nouvelle demeure et profiter un max !

Cela dépend entièrement de l’espèce. Terrarium, chauffage, thermostat, éclairage, contrôle de la température et de l’humidité, substrat, cachettes ou éléments d’aménagement peuvent notamment faire partie de l’installation.

Il n’existe donc pas une liste universelle valable pour tous les reptiles.

Avant d’acheter votre matériel, partez des besoins de l’espèce choisie : température, hygrométrie, lumière, espace et comportement. Cela évite aussi d’acheter des équipements inutiles ou inadaptés.

Oui et non !
La lumière doit s’éteindre pour recréer le rythme naturel du jour et de la nuit, à ce sujet, je te conseille vivement un programmateur afin que ton absence ne génère pas une obscurité totalement surnaturelle pour le reptile.

Cependant, le chauffage des espèces exotiques doit rester en fonction, des chauffages sans lumière comme les tapis chauffants ou les lampe infra rouges (Deep Heat Projector ou Repticare) eux doivent rester branchés pour assurer la température adaptée.

Choisissez avant tout un emplacement stable et adapté à l’installation, où vous pourrez facilement surveiller votre animal et ses paramètres.

Il faut également tenir compte de l’environnement autour du terrarium : variations importantes de température, exposition directe au soleil ou autres éléments susceptibles de modifier les conditions à l’intérieur peuvent compliquer leur maîtrise.

Une fois installé et correctement réglé, évitez également de déplacer continuellement le terrarium.


 

Le bon réflexe : préparer le terrarium avant l’animal.

1.

Installation

2.

Chauffage

3.

Éclairage

4.

Paramètres

5.

Aménagement

6.

Animal

Vivre avec son reptile

Les serpents sont les moins compliqués à ce sujet, en moyenne un jeune spécimen (moins d’un an) peut se nourrir tous les 5 à 7 jours d’un rongeur décongelé.
Les adultes se nourrirons en moyenne une fois par semaine pour les couleuvres et toutes les deux à trois semaines pour les pythons et les boas (c’est une grosse moyenne, on adaptera à chaque espèce bien sûr).

Les lézards mangent beaucoup plus, en moyenne un Pogona adulte mange trois ou quatre fois par semaines, un a deux repas d’insectes et le reste en végétaux, un gecko léopard va manger des insectes 3 à 5 fois par semaine en fonction de l’age ou de la période de reproduction par exemple.

Ce qu’il faut retenir, c’est que ce sont des animaux qui peuvent se passer de nous de temps en temps. Ça leur fait même du bien ! En effet les reptiles en captivité sont souvent bien nourris et peuvent même souffrir d’obésité, alors sauter un repas chez un animal adulte de temps à autre est bénéfique #jeuneintermitent

Les reptiles ne sont pas de gros producteurs de déchets,
Un serpent se nourrissant une fois par semaine ne fera qu’une crotte par semaine.

Un lézard fera quelques crottes par semaine mais le substrat (la litière du terrarium) se chargera d’assécher les crottes et donc de faciliter le nettoyage. Une réfection totale du terrarium deux fois par an est amplement suffisant.

Aucune nuisance sonore, les reptiles sont très silencieux, pas de problème de voisinage ou de sommeil. Quelques espèces peuvent vocaliser la nuit (Gecko tokay, rainettes arboricoles) mais ce n’est pas toute la nuit et très peu.

Concernant les odeurs, si l’on nettoie régulièrement, aucune odeur ne se dégagera.

Première règle : ne pas paniquer et sécuriser immédiatement les lieux.

Fermez portes et fenêtres, éloignez les autres animaux domestiques et commencez vos recherches à proximité du terrarium. Un reptile en fuite cherchera généralement un endroit où se cacher, parfois sombre ou chaud selon l'espèce et les conditions.

Mais le meilleur moyen de gérer une fugue reste encore de l’éviter : vérifiez régulièrement les fermetures, aérations et éventuels passages de votre installation.

L’automatisation de la pulvérisation d’eau ou de l’allumage des lampes et du chauffage permet de partir jusqu’à une bonne semaine sans rajouter de nourriture pour la plupart des reptiles en bonne santé.

Pour les serpents la question ne se pose même pas, ils n’ont pas besoin de manger aussi souvent, en revanche le remplacement de l’eau est important.

Si personne ne peut passer changer l’eau de ton animal, il faut savoir que de plus en plus de Pet sitter, proposent des services de garde ou peuvent passer gérer des reptiles, c’est de plus en plus commun.

Budget et santé

Le prix de l’animal n’est qu’une partie du budget. Il faut également prévoir son terrarium, le chauffage, l’éclairage, les appareils de contrôle, l’aménagement et les premiers consommables nécessaires à son installation.

Selon l’espèce choisie, les besoins peuvent être très différents et le coût de départ également.

Le bon réflexe est donc de réfléchir au budget de l’installation complète, et pas uniquement au prix affiché de l’animal.

Une fois l’installation réalisée, plusieurs dépenses restent à prévoir : alimentation, électricité, renouvellement de certains équipements ou consommables, substrat, mais aussi d’éventuels frais vétérinaires.

Là encore, le coût varie fortement selon l’espèce et ses besoins. Un petit reptile insectivore et une grande espèce nécessitant une installation importante n’auront évidemment pas le même coût d’entretien.

Pensez au coût sur le long terme avant l’adoption, pas seulement à l'investissement de départ.

Comme tout animal, un reptile peut rencontrer un problème de santé nécessitant l’intervention d’un vétérinaire.

Il est préférable d’identifier un vétérinaire compétent en reptiles/NAC avant d’en avoir besoin, car tous les cabinets ne prennent pas nécessairement en charge ces animaux.

Un changement inhabituel de comportement, d’appétit ou d’état général doit notamment inciter à être attentif et, en cas de doute, à demander l’avis d’un professionnel.

Les reptiles de compagnie ne suivent généralement pas un programme de vaccination comparable à celui d’un chien ou d’un chat.

Cela ne signifie pas pour autant qu’aucun suivi sanitaire n’est nécessaire. Parasites, troubles alimentaires, problèmes de mue ou autres pathologies peuvent survenir.

La prévention passe notamment par des conditions de maintien adaptées, une alimentation appropriée et une observation régulière de l’animal.

Oui, c’est préférable. Une consultation ou des examens peuvent devenir nécessaires au cours de la vie de l’animal et constituent une dépense qu’il faut pouvoir assumer.

Prévoir une petite réserve pour les frais vétérinaires fait donc partie du budget à anticiper avant l’adoption.